Congrès de la SIEDS 2019: Sessions plénières

Dans le cadre du Congrès international sur les Lumières de 2019, nous sommes heureux de proposer des séances plénières quotidiennes explorant les thématiques clés du colloque. Rompant quelque peu avec la tradition, les séances plénières à Édimbourg seront animées par au moins deux intervenants, à la fois en français et en anglais, et des résumés des interventions seront proposés dans les deux langues. Vous trouverez ci-dessous davantage d’informations sur les thématiques qui seront abordées lors de ces sessions ainsi que sur les intervenants.

Lundi 15 juillet 2019, Plénière internationale inaugurale

Les identités des Lumières: définitions et débats

Intervenants

Tatiana V. Artemyeva est professeure à l’Université Herzen et directrice des programmes de recherche au Centre de l’histoire des idées de Saint-Pétersbourg. Elle a également été chercheuse invitée en Finlande, en Allemagne, en Écosse et aux États-Unis. Ses recherches portent sur l’histoire des idées et la communication intellectuelle. Parmi ses publications clés (en russe), l’on retiendra D’un passé glorieux à un avenir radieux : la philosophie et l’histoire de l’utopie en Russie à l’époque des Lumières (2005)  et, comme co-auteure, La réception de la pensée sociale et philosophique britannique en Russie, 1799-1900 (2006).

 

Sébastien Charles est actuellement doyen de la recherche et de la création à l’Université du Québec à Trois-Rivières après avoir été professeur à l’Université de Sherbrooke (Canada). Il est également membre du comité exécutif de la SIEDS depuis 2015, et ce, à titre de membre élu. Ses recherches portent sur les questions éthiques, épistémologiques et métaphysiques qui se posent durant les XVIIe et XVIIIe siècles, analysées notamment à partir de la perspective du scepticisme moderne. Parmi ses publications récentes sur le sujet, notons, sous sa direction, Hume et la religion (2013) ainsi que Berkeley Revisited: Moral, Social and Political Philosophy (2015); et, en collaboration, Voltaire philosophe (2017).

 

Deidre Coleman est professeure à l’université de Melbourne où elle occupe la chaire « Robert Wallace » d’études anglaises. Elle a été vice-présidente de l’Association des études romantiques d’Australasie (RSAA), puis chercheuse invitée au Royaume-Uni et en Suède. Sa recherche porte sur des thématiques variées comprenant l’esclavage, le colonialisme, les sciences, l’idéologie raciale et l’écriture de voyage au féminin. Parmi ses publications clés, l’on retiendra Romantic Colonization and British Anti-Slavery (2005) ; comme éditrice, Minds, Bodies, Machines, 1770-1930 (2011) ; et Henry Smeathman, the Flycatcher: Natural History, Slavery and Empire in the Late Eighteenth Century (2018).

 

Penelope J. Corfield est professeure émérite à Royal Holloway, université de Londres, professeure invitée à l’université de Newcastle, et première vice-présidente de la SIEDS. Sa recherche porte sur l’histoire sociale, culturelle, urbaine et électorale au XVIIIe siècle, ainsi que sur les difficultés d’interpréter le long terme. Elle a notamment publié Power and the Professions in Britain 1700-1850 (1995) ; Time and the Shape of History (2007) ; et, en collaboration avec Charles Harvey et Edmund Green, Elections in Metropolitan London, 1700-1850 (2013), 2 vols.

 

 

Sutapa Dutta est professeure d’études anglaises au Gargi College de l’université de Delhi en Inde. Elle est la première présidente de la nouvelle Société indienne pour les études dix-huitièmistes (fondée en mars 2017). Elle s’intéresse aux interactions entre l’histoire littéraire, culturelle et sociale dans le contexte des contacts coloniaux et postcoloniaux indiens et britanniques. Ses essais couvrent aussi bien une étude des romans historiques en Inde que l’analyse des préjugés culturels dans les manuels de la Compagnie Britannique des Indes et dans les guides au Bengale rédigés par les missionnaires britanniques. Son ouvrage British Women Missionaries in Bengal, 1793–1861 est paru en 2017.

 

Toshio Kusamitsu est professeur émérite à l’université de Tokyo et a été Helen Cam Fellow au Girton College de l’université de Cambridge. Il a également enseigné à la Open University of Japan et à l’Université des femmes au Japon. Sa recherche porte sur l’histoire sociale, économique et culturelle de la Grande-Bretagne moderne et il est particulièrement passionné par les romans de Jane Austen. Ses publications, en anglais et en japonais, couvrent un large spectre allant du médiévalisme dans la Grande-Bretagne du XIXe siècle à l’Empire de la botanique en passant par l’historiographie de la Grande-Bretagne après 1700. Il travaille actuellement sur l’histoire des récits de vie britanniques.

 

Mardi 16 juillet Deuxième plénière

L’Écosse des Lumières : Résonances internationales

Thomas Munck est professeur d’histoire européenne moderne à l’université de Glasgow. À son sens, les études comparées sont le meilleur moyen d’éclairer les grandes tendances et oppositions dans l’histoire sociale, culturelle et politique européenne. Il a notamment publié The Enlightenment: A Comparative Social History, 1721-94 (2000) et Seventeenth-Century Europe: State, Conflict and the Social Order in Europe, 1598-1700 (2005). Il travaille actuellement sur les interconnections entre l’opinion publique, la culture politique et la presse, 1650-1800, avec un intérêt particulier pour la Grande-Bretagne, la France, les régions du nord de l’Allemagne et la Scandinavie.

 

Silvia Sebastiani a obtenu son doctorat de l’Institut universitaire européen de Florence avant d’être nommée à un poste de Maître de conférences au Centre de recherches historiques à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) de Paris. Elle est également chercheuse invitée à l’Institute for Advanced Study de Princeton (2017-18). Sa recherche porte sur l’histoire culturelle et intellectuelle, l’histoire des connaissances et l’historiographie, ainsi que sur les attitudes envers la ‘race’ et la sexualité. Elle est l’auteure de The Scottish Enlightenment: Race, Gender and the Limits of Progress (2008 en italien ; 2013 en anglais) ; et coéditrice de Simianization: Apes, Gender, Class, and Race (2015).

 

Mercredi 17 juillet Troisième plénière

Les réseaux des Lumières : échanges scientifiques et intellectuels

Dena Goodman est professeure émérite d’histoire et d’études féminines à l’université du Michigan. En 2016-17, elle a été présidente de la Société américaine pour les études dix-huitièmistes (ASECS) et est actuellement membre du comité exécutif de la SIEDS. Elle est l’auteure de The Republic of Letters: A Cultural History of the French Enlightenment (1994) ; Becoming a Woman in the Age of Letters (2009) ; ainsi que de plusieurs autres études sur les femmes des Lumières et le genre dans la France du XVIIIe siècle. Elle est également co-directrice du projet de traduction collaborative de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert (https://quod.lib.umich.edu/d/did/), hébergé par l’université du Michigan.

 

Maria-Susana Seguin est professeure à l’université Montpellier III en France ; membre de l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités à l’École Normale de Lyon (IHRIM-ENS), et membre senior de l’Institut universitaire de France (IUF). Elle est également membre du Comité exécutif de la SIEDS. Parmi ses nombreuses études sur l’histoire des idées, l’on retiendra, en français, Science et religion au XVIIIe siècle : le mythe du déluge universel, (2001) et, comme éditrice, Robert Challe (2011). Elle participe actuellement à un vaste projet de recherche international sur les réseaux scientifiques et philosophiques pan-européens.

 

 

Jeudi 18 juillet Quatrième plénière

Images des Lumières : citoyens et célébrités

Antoine Lilti est professeur d’histoire à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), Paris, et anciennement éditeur des Annales. Sa recherche embrasse l’histoire sociale, intellectuelle et culturelle des Lumières. Parmi ses publications clés, l’on retiendra Le Monde des Salons : Sociabilité et mondanité à Paris au XVIIIe siècle (2005) – publié en anglais sous le titre World of the Salons (2015) ; Figures publiques : L’invention de la célébrité, 1750-1850 (2014) – publié en anglais sous le titre The Invention of Celebrity (2017) ; et, comme coéditeur (avec Celine Spector), Penser l’Europe au XVIIIe siècle : Commerce, Empire, Civilisation (2014).

 

Kate Retford est professeure d’histoire de l’art à Birkbeck College (université de Londres), et a été chercheuse à l’université de Cambridge, au National Portrait Gallery, et au centre Paul Mellon pour l’étude de l’art britannique. Elle travaille sur les croisements entre l’histoire de l’art et de l’architecture, la vie sociale et culturelle et l’art du portrait. Elle a publié The Art of Domestic Life: Family Portraiture in C18 England (2006) ; puis, comme coéditrice, Placing Faces: The Portrait and the English Country House in the Long C18 (2013) ; et The Conversation Piece: Making Modern Art in Eighteenth-Century Britain (2017).

 

 

Vendredi 19 juillet Cinquième plénière

L’héritage des Lumières : Les pratiques et les principes

Barbara Stollberg-Rilinger est professeure d’histoire moderne et, depuis 2018, directrice du Wissenschaftskolleg de Berlin. Sa recherche porte sur l’évolution politique et culturelle dans l’Europe des XVIIe et XVIIIe siècles. Parmi ses ouvrages récents, l’on retiendra une étude intitulée Empress Maria Theresa (2017) ; et Das Kaisers Alte Kleider: Verfassungsgeschichte und Symbolsprache des Alten Reiches (2013) – publié en français sous le titre Les vieux habits de l’Empereur: une histoire culturelle de l’institution du Saint Empire (2013) ; et en anglais sous le titre The Emperor’s Old Clothes: Constitutional History and the Symbolic Language of the Holy Roman Empire (2015).

 

Anthony Pagden est professeur de sciences politiques et d’histoire à l’université de Californie, Los Angeles, et a été en poste à l’université de Cambridge, au Warburg Institute (Londres), à l’Institut universitaire européen et à l’université Johns Hopkins. Sa recherche porte sur les rencontres culturelles entre différents peuples ainsi que sur les notions d’empire, de nationalisme et d’internationalisme. Parmi ses nombreux ouvrages, l’on retiendra The Enlightenment: And Why it Still Matters (2013) ; The Burdens of Empire: 1539 to the Present (2015) ; et, comme éditeur, Facing Each Other: The World’s Perception of Europe and Europe’s Perception of the World (2017).

 

Toutes les séances plénières auront lieu dans le hall McEwan. Veuillez consulter le programme définitif du Congrès pour les horaires des sessions.

 

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