Lumières et identités

Bien que les propositions de communications, de sessions ou de tables rondes sur tout sujet se rattachant au long dix-huitième siècle soient les bienvenues, nous encourageons tout particulièrement les contributions explorant le thème de « Lumières et identités ».

« L’identité » est une thématique très pertinente qui continue de susciter l’intérêt des dix-huitièmistes, toutes disciplines confondues. Étant donné les débats de longue date sur les identités nationales et fédérales en Grande-Bretagne et en Écosse, il s’agit d’une thématique particulièrement adaptée à un Congrès ayant lieu à Édimbourg – une capitale nationale fière de son identité.

Surtout, la question identitaire reste une source de débats sans cesse renouvelés. Les identités peuvent être individuelles ou collectives. Elles peuvent être locales, régionales, nationales, fédérales, impériales et/ou mondiales. En effet, elles se distinguent par leur complexité. Elles sont forgées par des éléments qui vont de l’échelon personnel à des contextes plus larges, d’ordre politique, militaire, religieux, intellectuel, techno-scientifique, culturel, ethnique, social, sexuel, économique, géographique, historique ou ayant trait à la classe ou la caste.

Il est donc peu étonnant que l’identité ait été fortement débattue au dix-huitième siècle autour du concept de l’« individu éclairé ». Par ailleurs, toutes ces questions recoupent les grands débats concernant la définition de la nature des Lumières : y a-t-il eu un seul « projet des Lumières », de multiples versions nationales de celui-ci, un mouvement radical des Lumières ou bien rien de tout cela ?

En raison de ces complexités imbriquées, la grande thématique « Lumières et identités » constitue un sujet attractif pour un rassemblement international dans cette grande ville des Lumières qu’est Édimbourg, dont les résidents au dix-huitième siècle, comme Adam Smith, étaient à la fois écossais, britanniques et « citoyens du monde ».

 

Identités complexes : une étude de cas

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Dido Elizabeth Belle (1761–1804), que l’on voit ici avec sa cousine Elizabeth Murray (1760–1825), était la fille d’une esclave africaine dénommée Maria Belle et de l’amiral écossais Sir John Lindsay (1737–1788).

Née aux Caraïbes, Dido fut envoyée à Londres pour vivre avec son grand oncle, le célèbre avocat écossais, William Murray, premier comte de Mansfield (1705–1793).

Bien qu’écossais, la plus grande contribution de Mansfield fut au droit anglais, avec le jugement de 1771 décrétant l’esclavage illégal en Angleterre. Ce jugement libéra 10 000 esclaves, la plupart de descendance africaine.

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